Une raquette de ping-pong à 4 €, une autre à 80 €. Et pourtant, au jardin, c’est celle à 4 € que nous conseillons. La meilleure raquette n’existe pas dans l’absolu : il y a la meilleure pour votre façon de jouer.
Voici huit raquettes, une ou deux par profil, du jardin à la compétition, toutes vendues et expédiées par Decathlon. Pour chacune, ce que vous gagnez en montant en gamme, et sa limite. Puis les deux points à vérifier avant d’acheter : ce que veulent dire les étoiles, et si le revêtement se change.

| Profil | Raquette | Prix |
|---|---|---|
| Jardin et vacances | Pongori PPR 100 (plastique) | 3,99 € |
| Jardin et vacances | Cornilleau Softbat (plastique) | 11,99 € |
| Apprendre | Kuikma TTR 100 (3 étoiles) | 9,99 € |
| Débuter en club | Kuikma TTR 500 (5 étoiles) | 19,99 € |
| Débuter en club | Donic Pro 600 (3 étoiles) | 22,99 € |
| Jouer chaque semaine | Kuikma TTR 900 (6 étoiles) | 39,99 € |
| Compétition | Kuikma TTR 990 Pro (9 étoiles) | 79,99 € |
| Compétition | Tibhar Super Allround Vari Spin | 84,99 € |
Sommaire
Dehors ou dedans ? La première question
Avant le prix ou le niveau, une question décide de tout : où allez-vous jouer ? Une raquette classique est faite de bois et de caoutchouc collé. Decathlon conseille de la garder « à l’abri des rayons UV et de l’humidité », dans un endroit sec et à température ambiante, idéalement dans une housse. Oubliée dehors, elle s’abîme.
Pour une table au jardin, au camping ou au bord de la piscine, prenez donc une raquette en plastique, faite pour rester dehors. Et si vous n’avez pas encore la table, notre guide pour choisir sa table de ping-pong sépare lui aussi les modèles d’intérieur et d’extérieur.
Pour le jardin et les vacances : Pongori PPR 100 et Cornilleau Softbat
Ici, on ne cherche ni vitesse ni effet : on veut une raquette qui ne craint rien et des échanges qui durent.
Pongori PPR 100 : 3,99 €, garantie 10 ans
La PPR 100 est entièrement en plastique injecté, sans bois ni colle : rien ne peut se décoller. Decathlon l’annonce résistante aux chocs, à la pluie et aux UV, et la garantit 10 ans. Elle ne donne presque pas de vitesse à la balle, ce qui devient un avantage avec des enfants : la balle revient lentement et les échanges durent. Elle existe aussi en set de 2 raquettes et 3 balles à 6,99 €.
Cornilleau Softbat : 11,99 €, fabriquée en France
La Softbat, de la marque française Cornilleau, est elle aussi faite pour l’extérieur : sa palette en polymère résiste aux chocs et à l’humidité. Elle est fabriquée en France, avec des fibres textiles recyclées. Sa surface est plus dynamique que celle de la PPR 100 et permet un peu d’effet, « des effets mais pas trop » selon sa fiche. Son manche rond convient aux petites comme aux grandes mains.
Pour apprendre : Kuikma TTR 100
Pour apprendre les gestes, à l’école, en famille ou sur une table d’intérieur, on passe au bois. La Kuikma TTR 100 (3 étoiles chez Decathlon) a un bois de 5 plis et une mousse fine de 1,8 mm, avec des revêtements homologués ITTF. Elle est réglée pour le contrôle : la balle part lentement, ce qui laisse le temps de placer ses coups. Elle pèse 160 g.
Sa limite : peu de vitesse et peu d’effet, et un revêtement collé pour toute la vie de la raquette. Pour deux joueurs, le set de 2 TTR 100 avec balles coûte 19,99 €.
Pour débuter en club : Kuikma TTR 500 et Donic Pro 600
Vous allez jouer en club, ou vous jouez déjà souvent en loisir ? Il faut un peu plus de vitesse et de quoi donner vos premiers effets, sans perdre le contrôle.
Kuikma TTR 500 : 19,99 €
La TTR 500 (5 étoiles chez Decathlon) passe à 7 plis et à une mousse de 2 mm, plus ferme que celle de la TTR 100. Résultat : plus de vitesse, les premiers effets, et une raquette qui reste facile à contrôler. Decathlon la destine aux « premiers entraînements en club ». Elle pèse 184 g. Comme la TTR 100, son revêtement est collé à vie.
Donic Pro 600 : 22,99 €
Chez la marque allemande Donic, la Pro 600 a un bois dessiné à l’image de Jan-Ove Waldner, le champion suédois. Son manche creux reporte le poids vers la palette, ce qui donne plus de punch en attaque. Un peu plus lourde (192 g), elle convient à un joueur occasionnel à régulier qui aime attaquer. Ses 3 étoiles ne la placent pas en dessous de la TTR 500 : chaque marque a sa propre échelle (voir plus bas).
Pour jouer chaque semaine : Kuikma TTR 900
Vous jouez toutes les semaines ? La TTR 900 (6 étoiles, 39,99 €) change une chose importante : ses revêtements sont remplaçables. Quand ils sont usés, vous changez le caoutchouc (TTRB Gold, 14,99 € la face) et vous gardez le bois. Son bois de 5 plis légers et sa mousse de 2 mm, plus souple que celle de la TTR 500, la rendent tolérante : elle pardonne beaucoup. Elle pèse 188 g.
Sa limite : pour deux parties par an, c’est trop de raquette.
Pour la compétition : Kuikma TTR 990 Pro et Tibhar Super Allround
Kuikma TTR 990 Pro : 79,99 €
C’est le haut de gamme de Decathlon (9 étoiles) : un bois de 7 plis et une mousse épaisse de 2,3 mm, pour la puissance et les effets. Ses revêtements sont remplaçables. Sa limite : son poids, 210 g, le plus élevé de la sélection.
Tibhar Super Allround Vari Spin : 84,99 €
La marque allemande Tibhar assemble ici un bois polyvalent et deux revêtements Vari Spin de 1,8 mm : des pièces de club qu’on achète d’habitude séparément. Decathlon souligne l’intérêt de la prendre déjà montée, à un prix plus avantageux. Avec sa mousse de 1,8 mm, elle renvoie la balle moins fort que la TTR 990 Pro (2,3 mm), mais elle est plus légère (182 g) et reste polyvalente.
Au-delà, beaucoup de compétiteurs passent à la raquette composée : un bois et deux revêtements achetés séparément, puis collés soi-même. On choisit chaque pièce selon son jeu, mais l’ensemble dépasse souvent 100 €. Pour choisir les revêtements, voir notre guide des revêtements de raquette.
Les étoiles : ce qu’elles veulent dire (et ce qu’elles ne disent pas)
Sur l’emballage, les étoiles semblent tout résumer. En réalité, aucune règle officielle ne les définit : le règlement de la Fédération internationale de tennis de table (ITTF) autorise ou non un revêtement, sans lui donner de note. Chaque marque a donc sa propre échelle. Chez Decathlon, elle va de 2 à 9 étoiles, de la TTR 50 à la TTR 990. Cornilleau compte de 1 à 6 étoiles et précise qu’elles qualifient le revêtement, pas la raquette entière.
Deux « 5 étoiles » ne se comparent donc pas : la Kuikma TTR 500 5 étoiles coûte 19,99 €, la Tibhar Carbon Pro Light 5 étoiles 49,99 €. Les étoiles servent à situer les raquettes d’une même marque, pas à comparer deux marques.
Et les raquettes « 10 étoiles » ? Aucune règle n’en définit, et chez Decathlon l’échelle s’arrête à 9 (TTR 990 Pro). Une raquette affichée 10 étoiles l’est sur l’échelle de sa marque, qui ne dit rien des autres.
Le repère fiable, c’est le logo ITTF imprimé sur le revêtement, près du manche. Il signifie que ce revêtement est autorisé en compétition officielle (règle 3.2.1.3 du règlement ITTF). Pour jouer en club, vérifiez qu’il figure sur les deux faces.
Revêtement collé ou remplaçable : le détail à vérifier
Sur les séries Kuikma 100 et 500, comme sur la plupart des raquettes vendues montées, le revêtement est collé « en permanence au bois, pendant toute la durée de vie de la raquette », précise la notice Decathlon. Quand il est usé et que la balle glisse, on change de raquette.
À partir des séries 900 et 990, le revêtement devient remplaçable : le TTRB Gold coûte 14,99 € la face. Soyons honnêtes : deux revêtements neufs (29,98 €) coûtent plus cher qu’une TTR 500 neuve (19,99 €). Le vrai intérêt est ailleurs : garder un bois que vous avez bien en main, et faire évoluer vos revêtements avec votre jeu.
Collé ou non, un revêtement s’entretient : Decathlon conseille de le nettoyer régulièrement et de ranger la raquette dans une housse. Voir comment nettoyer une raquette de tennis de table, et notre guide des revêtements pour choisir ceux qui remplaceront les vôtres.
Comment est faite une raquette de ping-pong
Une raquette se compose d’un manche, d’une palette en bois (on dit aussi le bois ou la plaque) et, sur chaque face, d’un revêtement : une feuille de caoutchouc posée sur une éponge, ou mousse.

Le règlement ne fixe ni la taille, ni la forme, ni le poids de la raquette (règle 2.4.1 de l’ITTF). Il encadre en revanche la palette et les revêtements.
Le manche
Trois formes reviennent le plus souvent :
- Concave, ou évasé (« FL » chez de nombreux fabricants) : plus fin au milieu, il s’élargit vers le bout. Il cale la main et la raquette ne glisse pas. C’est la forme la plus courante, celle à essayer en premier si vous débutez.
- Droit : même largeur du haut en bas. On fait facilement tourner la raquette dans la main pour changer de face en cours de jeu, pratique si vos deux revêtements sont différents. Il est apprécié des défenseurs.
- Anatomique : plus large au milieu, il remplit la paume. Plutôt pour les grandes mains.
Les joueurs qui tiennent leur raquette en porte-plume (voir plus bas) trouvent aussi des manches dédiés, plus courts.
La palette
La palette doit être plate et rigide, et au moins 85 % de son épaisseur doit être en bois naturel (règle 2.4.2). Une couche de colle renforcée de fibres, carbone ou verre, est permise jusqu’à 7,5 % de l’épaisseur ou 0,35 mm. C’est ainsi que les raquettes « carbone » des joueurs offensifs restent réglementaires.
Les essences et le nombre de plis changent la vitesse et le toucher : la TTR 100 a 5 plis de tilleul et de peuplier, la TTR 990 Pro 7 plis de limba et d’ayous.
Le revêtement
C’est la partie qui touche la balle. Avec son éponge, un revêtement doit faire moins de 4 mm d’épaisseur (exactement : moins de 4,05 mm, colle comprise). Sans éponge, un revêtement à picots seul fait moins de 2 mm (moins de 2,05 mm), selon la règle 2.4.3. Il s’utilise tel quel, sans traitement physique ou chimique (règle 2.4.7).
Les deux faces sont mates : l’une noire, l’autre d’une couleur vive bien distincte du noir et de la balle. Depuis le 1er octobre 2021, ce n’est plus forcément du rouge : le bleu, le vert, le rose ou le violet sont aussi autorisés (règle 2.4.6).
Il existe plusieurs types de revêtements :
- Backside (picots tournés vers l’intérieur, surface lisse) : le plus courant. Adhérent, c’est lui qui permet de donner de l’effet.
- Picots courts (picots vers l’extérieur) : pour un jeu rapide près de la table ; ils sont peu sensibles aux effets de l’adversaire.
- Picots longs : surtout utilisés en défense, ils renvoient des balles aux effets inattendus qui déstabilisent l’adversaire.
- Picots mi-longs : entre les deux, pour bloquer et contrer.
- Anti-top : surface lisse et glissante, insensible aux effets adverses, mais qui ne permet pas d’en donner.
L’éponge
Entre le bois et le caoutchouc, l’éponge mesure en général de 1,2 à 2,5 mm. Une mousse fine et souple ralentit la balle et facilite le contrôle : c’est le cas de la TTR 100 (1,8 mm). Une mousse plus épaisse et plus dure renvoie la balle plus vite et donne plus d’effet, au prix du contrôle : la TTR 990 Pro monte à 2,3 mm.
Comment choisir selon votre jeu et votre prise
Une fois votre profil trouvé, quelques critères affinent le choix.
Votre style de jeu. Un débutant n’a pas encore de style : une raquette polyvalente, axée sur le contrôle, lui laisse le temps de le trouver. Ensuite, un joueur offensif cherchera de la vitesse et de l’effet, un défenseur une raquette plus lente qui l’aide à contrôler les balles adverses.
Votre prise. Comment tenez-vous votre raquette ? La plupart des joueurs utilisent la prise classique, dite shakehand ou prise européenne : on tient la raquette comme on serre une main. La prise porte-plume (penhold), plus rare, tient le manche comme un stylo ; elle permet de bonnes attaques en coup droit et demande un manche adapté.

Le poids. Une raquette légère est plus maniable ; d’autres joueurs préfèrent un peu de poids pour mieux la sentir. Dans cette sélection, les poids vont de 150 g (PPR 100) à 210 g (TTR 990 Pro). Decathlon précise qu’une même raquette varie de 10 à 20 g d’un exemplaire à l’autre : le bois est un matériau naturel.
Le budget. Comptez moins de 15 € pour le loisir et l’apprentissage, 20 à 25 € pour débuter en club, 40 à 50 € pour jouer chaque semaine, 80 € et plus pour la compétition.
Les marques de raquettes de ping-pong
Chaque marque a son échelle d’étoiles et son style. Celles que vous croiserez le plus :
- Kuikma (Decathlon) : les raquettes de club de Decathlon, de la TTR 50 à la TTR 990, de 2 à 9 étoiles.
- Pongori (Decathlon) : les raquettes résistantes d’extérieur en plastique (PPR) et les tables de ping-pong Pongori.
- Cornilleau : marque française, connue pour ses tables ; ses raquettes d’extérieur Softbat sont fabriquées en France.
- Donic : marque allemande, associée à Jan-Ove Waldner.
- Tibhar : marque allemande, du loisir à la compétition.
- Butterfly : marque japonaise, très présente chez les joueurs de compétition.
- Stiga : marque suédoise historique du tennis de table.
- Joola : marque allemande.
Pour un premier achat, la marque compte moins que le profil : une raquette à 20 € avec des revêtements homologués ITTF suffit pour débuter en club.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure raquette de ping-pong ?
Celle qui correspond à votre façon de jouer. Au jardin, une raquette en plastique comme la Pongori PPR 100 ; pour apprendre, la Kuikma TTR 100 ; pour débuter en club, la Kuikma TTR 500 ou la Donic Pro 600 ; pour jouer chaque semaine, la Kuikma TTR 900 ; pour la compétition, la Kuikma TTR 990 Pro ou la Tibhar Super Allround. Le tableau en haut de page les résume.
Une raquette de ping-pong 10 étoiles, ça existe ?
Aucune règle officielle ne définit les étoiles : chaque marque a sa propre échelle. Chez Decathlon, elle s’arrête à 9 étoiles (Kuikma TTR 990 Pro). Le repère utile est le logo ITTF sur le revêtement, qui indique qu’il est autorisé en compétition.
Quelle raquette pour débuter en club ?
La Kuikma TTR 500 (19,99 €) ou la Donic Pro 600 (22,99 €) : assez de vitesse pour donner les premiers effets, tout en restant faciles à contrôler.
Peut-on laisser une raquette de ping-pong dehors ?
Pas une raquette en bois : Decathlon conseille de la garder à l’abri des UV et de l’humidité. Une raquette en plastique comme la Pongori PPR 100 ou la Cornilleau Softbat, oui : elles sont faites pour l’extérieur.
Combien coûte une bonne raquette de ping-pong ?
Moins de 15 € pour le loisir et l’apprentissage, 20 à 25 € pour débuter en club, 40 à 50 € pour jouer chaque semaine, 80 € et plus pour la compétition. Au-delà de 100 €, on passe souvent à une raquette composée, bois et revêtements achetés séparément.
Quelles sont les meilleures marques de raquettes de ping-pong ?
Kuikma et Pongori (Decathlon), Cornilleau, Donic, Tibhar, Butterfly, Stiga et Joola sont les plus répandues. Chaque marque a sa propre échelle d’étoiles : comparez plutôt le profil, le prix et la présence du logo ITTF.
Sélection établie à partir des fiches Decathlon (caractéristiques, notices et conseils d’entretien, consultées les 14 et 15 octobre 2026), du site de Cornilleau et du règlement de l’ITTF (Statuts 2025, règle 2.4). Comparaison documentaire, sans test en laboratoire ni note attribuée par la rédaction.